Les Polonais se soignent à coup de Web
Pour pallier un système de santé public défaillant, les campagnes de financement participatif prennent le relais sur Internet.
Pour pallier un système de santé public défaillant, les campagnes de financement participatif prennent le relais sur Internet.
L’Europe se pince le nez quand elle regarde le PiS, le parti Droit et Justice au pouvoir en Pologne. Elle a ouvert une procédure inédite pour risque de violation grave de l’état de droit. Pourtant le PiS, décrié à Bruxelles, gagne encore en popularité. Nous avons voulu comprendre pourquoi.
Deux semaines après l’adoption de la loi polonaise interdisant de parler de « camps polonais de la mort » et rappelant la responsabilité des nazis allemands, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a rencontré à Berlin, ce vendredi 16 février, la chancelière allemande, Angela Merkel.
La Pologne ne se contente pas de vouloir pénaliser, à propos de la Shoah, « l’attribution à la nation ou à l’Etat polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité ». Très contestée, la loi mémorielle adoptée début février par la majorité PiS (Droit et justice) au pouvoir punit également la négation des « crimes commis par les nationalistes ukrainiens ou les membres de formations ukrainiennes ayant collaboré avec le IIIe Reich allemand ».
De Tallinn à Lisbonne, de Dublin à Athènes en passant par Varsovie ou Berlin… Les Européens partagent-ils les mêmes valeurs ? Et si oui lesquelles ?
Sourd à l’inquiétude internationale, le président polonais, Andrzej Duda, a annoncé mardi 6 février, qu’il promulguait la loi mémorielle controversée qui pénalise l’« attribution à la nation ou à l’État polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité ».